Kigali dément – RNA NEWS

Kigali dément les accusations du Burundi concernant une éventuelle attaque

Le Ministre Olivier Nduhungirehe, chef de la diplomatie rwandaise
Le Ministre Olivier Nduhungirehe

Une déclaration “malencontreuse” selon le Rwanda

Le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, a catégoriquement rejeté les accusations du président burundais Évariste Ndayishimiye, qui affirmait disposer de “renseignements crédibles” sur des plans d’attaque du Rwanda contre le Burundi.

“Cette déclaration du président burundais est malencontreuse, d’autant plus que les autorités militaires et de renseignement des deux pays sont actuellement en discussion et se sont même accordées sur la nécessité d’une désescalade militaire et verbale”, a déclaré le ministre Nduhungirehe.

Des discussions en cours entre les deux nations

Le responsable rwandais a révélé avoir abordé ce sujet avec son homologue burundais lors de la réunion ministérielle conjointe EAC-SADC à Harare le 17 mars 2025. “Nous étions parfaitement sur la même longueur d’onde concernant cette question”, a-t-il affirmé.

Le Rwanda maintient son engagement pour la paix avec le Burundi et dans la région des Grands Lacs, tout en appelant à plus de retenue dans les déclarations officielles burundaises.

Des accusations historiques resurgissent

Dans son interview à la BBC, le président Ndayishimiye a également accusé Kigali d’avoir soutenu les auteurs du coup d’État manqué de 2015 au Burundi, les accusant d’avoir été “recrutés, entraînés, armés et financés” par le Rwanda.

Yolande Makolo, porte-parole du gouvernement rwandais, a qualifié ces déclarations de “surprenantes”, rappelant que les institutions de sécurité des deux pays travaillaient conjointement à la sécurisation de leur frontière commune.

La menace du RED Tabara au cœur des tensions

Le président burundais a mis en garde contre d’éventuelles attaques du groupe rebelle RED Tabara depuis la RDC, menaçant de riposter directement contre Kigali si Bujumbura était visée.

Ndayishimiye assimile le RED Tabara au M23 congolais, accusant le Rwanda de soutenir les deux groupes pour déstabiliser ses voisins. Des accusations que Kigali a toujours fermement rejetées.

Une frontière toujours fermée

La frontière entre le Rwanda et le Burundi reste fermée depuis plusieurs attaques attribuées au RED Tabara sur le territoire burundais, illustrant les tensions persistantes entre les deux nations.

Malgré ces tensions, le Rwanda affirme maintenir son engagement en faveur de la paix et du dialogue dans la région des Grands Lacs.

Cet article est un résumé d’un rapport original. Tous les crédits reviennent à la source originale. Nous invitons nos lecteurs à consulter l’article original pour plus de détails. (Source)

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